Stage linguistique au Tchad
Simon Neuhaus raconte...
J’étudie la linguistique générale à Zürich et je suis en dernière année d’études. J'ai passé deux mois et demi au Tchad, du 27 juin au 14 septembre 2007, dans le cadre d'un stage destiné à mettre mes connaissances linguistiques en pratique. Après quelques jours de préparation à la SIL à Ndjamena, je suis parti à Mongo, dans la région du Guéra. Là, j'ai essayé d'étudier la langue Ubi, une langue tchadienne, parlée par environ 1500 personnes, qui habitent dans 7 villages disséminés dans la brousse. Des locuteurs de la langue Ubi se trouvaient à Mongo et je pouvais les interroger sur place au sujet de leur langue.
A la fin de mon séjour, j'ai essayé de rassembler les résultats de mes recherches pour les rendre accessibles à ceux qui vont continuer le travail avec cette langue. Cela s'est révélé assez difficile, car c'était la première fois que j'abordais une tâche de ce type.
Points forts
Le point culminant de mon séjour a été une visite des villages Ubi avec mon informateur principal. C'était très intéressant de participer un peu à leur vie.
J'ai beaucoup profité de la communauté et des relations fraternelles parmi les membres de la SIL, des moments de prière et de louange, des études bibliques. Les contacts avec des jeunes du quartier et de l'église étaient également très enrichissants.
Concernant l'apport de ce séjour du point de vue de mes études, je peux dire que ce fut une expérience motivante; elle m'a donné l'occasion de mettre en pratique ce que j'étudie, ce qui était le but visé.
Post scriptum...
J'avais d'abord prévu de revenir au Tchad pour des recherches sur le terrain en vue de mon travail de mémoire. Mais il semble que ce serait trop ambitieux de vouloir décrire une langue qui n'a pas encore été étudiée du tout en si peu de temps.
Pour mon mémoire, je vais donc probablement écrire un rapport sur le Migama, une langue tchadienne très proche du Ubi, sur la base de données relevées par quelqu'un d'autre.
